  Laurent Pernel vernissage le mercredi 15 janvier 2003 à 18h30
Exposition du jeudi 16 janvier au vendredi 7 février 2003 ouverture du mercredi au samedi de 16h à 19h
Galerie IN and OUT 48, quai Xavier Jouvin 38000 Grenoble tel : 06 84 50 95 79 pluginart@wanadoo.fr
né le 17 août 1973 à Cucq (Pas-de-Calais) Ecole Supérieure d'Architecture de St Luc (Belgique) Ecole nationale des beaux-arts de Lyon actuellement en résidence à la caserne (centre de pratique artistique). Pontoise« Une part de mon travail se concentre sur des interventions au sein même de l'espace public. Je mets en place dans des situations souvent burlesques et sportives de courtes actions, que j'incarne au travers de personnages particuliers. Ces moments filmés accompagnent en rebond des travaux in situ. Cet autre aspect de mon travail se nourrit généralement des caractéristiques du lieu qui me reçoit. J'entends par là son volume, sa situation et son environnement immédiat. Le choix des matériaux et très important, tout comme sa mise en oeuvre. Le plus souvent il s'agit de travaux légers et répétitifs : Coller, découper, appliquer des bandes adhésives, des signalisations ou bien encore des post-it afin d'asseoir le territoire du travail. Le rapport au construit et à la manière de construire sous-tend chacune de mes interventions. Larchitecture devenant objet résiduel, un leurre, une image d'architecture (le décor). » Laurent Pernel - GREAT PINK ROCKGalerie IN and OUT, Grenoble GREAT PINK ROCK pourrait nous donner une idée de lambiance rougeoyante et poétique du site auquel Laurent Pernel a décidé de se référer dans son installation à la Galerie IN and OUT. Le titre générique de cette exposition pourrait tout aussi bien être un hommage aux « vieilles pierres », à laspect monumental et historique du Pont-Neuf au-dessus du Tarn près dAlbi. GREAT PINK ROCK nest quun prétexte que Laurent Pernel utilise en faisant référence à la « masse ». Comme à son habitude il répond à des préoccupations essentiellement formelles. Laurent Pernel a investi la Galerie en proposant une imposante sculpture et une vidéo dans les deux espaces distincts. Au sous-sol, la projection vidéo, Hercule dans le Tarn, produite en collaboration avec le Centre dart Départemental Cimaise & Portique se caractérise par une forte saturation de limage. Un amas de couleurs vives met en avant une composition très picturale de la vidéo. Une action est pourtant bien identifiable : celle de deux hommes en combinaison de plongée nettoyant en vain les bords du Tarn au pied du Pont-Neuf à Albi. Linutilité de laction physique, la situation burlesque de ces deux hommes ne prennent sens ou du moins un écho quen présence de ce bloc de terre rouge qui sétale et se désagrège inexorablement à létage supérieur. A ce niveau, une sculpture de terre battue rouge représente, sous un mode enfantin, un fragment dun pont qui se trouve être la réplique du Pont-Neuf à une échelle réduite. Posé sur son flanc, ce volume de cinq mètres de long sur une hauteur dun mètre seffrite comme un château de sable.Dans le contexte de lexposition et face à la vidéo, la fragile et éphémère sculpture fait figure de « déchet archéologique ». Elle semble tout droit sortie du lit de la rivière à limage de ces portions de troncs que sortent les plongeurs dans la vidéo. La réplique/sculpture nest plus que lombre de la fonction architecturale quimplique la présence de son modèle/pont au-dessus du Tarn. À linverse elle est imprégnée des apports plastiques et de laction que propose le cadrage vidéo du même site. Les deux propositions se répondent et acquièrent dans lespace de la Galerie une autonomie qui se détache de leur référent. |