Co-Production Musée d'Art Moderne Lille Métropole |
| L'Envers du décor, dimensions décoratives dans l'art du XXe siècle du 21 mai 1999 au 31 octobre 1999 Vernissage jeudi 20 mai 1999 à partir de 18h30 |
Hélène Agofroy - Ghada Amer - John M Armleder - Art & Language - Valérie Belin - Alighiero Boetti - Marcel Broodthaers - Pat Bruder - Daniel Buren - Wim Delvoye - Daniel Dezeuze - Hervé Di Rosa et l'Art modeste - Theo van Doesburg - Jean Dubuffet - Sylvie Fleury - Simon Hantai - Abdelhakim Henni - Laurent Joubert avec Maria Moloi, Alfonsina Pharoe et Rineth Sieda - Wassily Kandinsky - Peter Kogler - Jeff Koons - Bertrand Lavier - Fernand Léger - Augustin Lesage - Sol LeWitt - Roy Lichtenstein - Allan McCollum - Henri Matisse - Pierre Mercier - François Morellet - Honoré d'O - Nam June Paik - Pablo Picasso - Sigmar Polke - Jackson Pollock - Présence Panchounette - Marco Raugei - François Rouan - Claude Rutault - Robert Ryman - Pierre Savatier - Patrick Saytour - Kurt Schwitters - Victor Simon - Frank Stella - Lily van der Stokker - Wladyslaw Strzeminski - Sophie Tauber-Arp - Rikrit Tiravanija - Niele Toroni - Elmar Trenkwalder - Rosemarie Trockel - Claude Viallat - Andy Warhol - Adolf Wolfli - Robert Zakanitch |
Cette exposition exceptionnelle, produite par le Musée d'art moderne, propose de considérer certains aspects de l'art du XXe siècle et plus particulièrement des dernières décennies, à travers la dimension décorative. Elle rassemble les oeuvres - peintures, sculptures, installations, photographies et vidéos, etc - de plus de 60 artistes parmi lesquels des noms illustres de l'art moderne et de l'art contemporain ainsi que de plus jeunes artistes. L'exposition réunira une centaine d'oeuvres issues de collections privées et publiques françaises et étrangères, ainsi que des commandes et des oeuvres in situ produites à cette occasion. La question du décoratif fait figure, au regard de l'art occidental du XXe siècle et de la modernité, de dimension refoulée. Cependant, elle traverse profondément la pensée esthétique et la création de ce siècle. Le décoratif, en tant que tel, apparaît en même temps que la modernité. Passant de l'adjectif décoratif au substantif, il est devenu un attribut péjoratif désignant le degré d'inanité, de superficialité ou d'infériorité d'une oeuvre. L'exposition se propose de donner quelques éléments d'appréciation sur cet aspect disqualifié de l'esthétique occidentale, d'en mesurer les dimensions subversives et de suggérer quelques conditions de réinscription de la catégorie décorative dans l'histoire de la modernité et dans la création contemporaine. La période moderne marque un état de réflexion sur cette problématique. Un des leitmotive des avant-gardes historiques, dans leur recherche de correspondance ou d'union des arts, aura été d'actualiser la question par rapport à une hiérarchie des arts niée ou admise. Le décor est pensé comme décor et tout ce qui pourrait marquer un glissement vers le décoratif sera réprimé au nom de la vérité et de l'économie du matériau, de la structure, de l'usage. Depuis longtemps pourtant, l'architecture et la peinture-décor n'avaient pas été aussi liées. Dans le monde contemporain, le décoratif désolidarisé de sa fonction ornementale devient, selon les cas, figure de rhétorique, geste ou trace emblématique d'une référence aux origines, ou outil critique. Les relations qu'entretiennent certaines oeuvres avec la muralité et ses multiples avatars constitueront un des axes de l'exposition. L'oeuvre se conçoit alors en étroite relation avec l'espace, le contexte. La nature de la commande, la contrainte imposée par le lieu, l'analyse des conditions de l'existence de l'oeuvre (accrochage, installation, in situ) sont repensées. Le souvenir de la fonction somptuaire et ornementale des oeuvres murales dans les traditions occidentale et orientale constitue un élément-butoir dans cette tentative de redéfinition. (Hélène Agofroy, Daniel Buren, Jean Dubuffet, Sol LeWitt, Niele Toroni, Jackson Pollock, etc.) Un autre versant proposé par l'exposition s'articule sur l'objet, le mobilier et les multiples métaphores que l'univers quotidien suscite chez les artistes. Chaîne d'associations de réflexions sur le goût, kitsch, accumulation et modifications d'échelle sont autant de modes opératoires pour repenser la signification des objets "replacés" dans le musée et leur valeur décorative comme moteur critique. (Marcel Broodthaers, Wim Delvoye, Sylvie Fleury, Jeff Koons, Patrick Saytour, Rirkrit Tiravanija, etc.) Autre axe essentiel, la présence du motif (décoratif), élément qui fut toujours affirmé dans la définition des modes d'existence du décor ou du décoratif. Cette question est liée en grande partie à la peinture, à sa pratique et à sa fonction. La répétition du motif pose les questions de la composition, de l'invention, du rapport existentiel à l'oeuvre (travail "sans drame", ou rituel) et à son mode de production (artisanal ou industriel...). (Simon Hantai, Laurent Joubert, Henri Matisse, Allan McCollum, François Rouan, Frank Stella, Lily van der Stokker, etc.) L'exposition a pour projet de jeter des éclairages inédits sur les oeuvres de certains artistes majeurs du XXe siècle, abordées dans leur dimension décorative et de les faire dialoguer avec celles d'artistes plus jeunes, habités, dans le contexte actuel, par des préoccupations parallèles. Ce rassemblement exceptionnel d'oeuvres et l'originalité des confrontations qu'il autorise devrait contribuer à l'élaboration de nouvelles perspectives quant à la fonction et l'enjeu de l'art dans nos sociétés. Parler du décoratif amène à considérer ou reconsidérer l'histoire, sa définition, ses méthodes, son champ de compétence, sa "valeur". À travers ce problème, se posent les questions corollaires de la définition de l'artiste, du rôle qu'il s'assigne ou que la société veut lui reconnaître, et de la commande sociale, qu'elle soit explicite ou implicite. Catalogue : Le magazine Beaux-Arts édite un hors-série consacré à l'exposition l'Envers du décor (35FF) Commander par e-mail : mam@nordnet.fr Evénements liés à l'exposition Régate Voile/Toile - Toile/Voile le samedi 17 octobre 1998 à 15 heures Exposition Agofroy / WP Brunard Dehors dedans présentée du 17 octobre au 15 décembre 1998 à EPSM Lille-Métropole, 211 rue R. Salengro, Hellemes Parallèlement à l'exposition l'Envers du décor, Hélène Agofroy a conçu avec Pascal Brunard, une installation pour un nouvel espace d'exposition géré par AMPS dans le cadre de leur projet Frontières. "Dehors Dedans" investit une vitrine et un espace intérieur et joue sur le dialogue entre deux espaces, deux images et deux modes de perception différents. |
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