Proche des surréalistes à ses débuts, Simon Hantaï revendique une peinture automatique non figurative. En 1960, l'introduction du pliage donne un nouveau développement à son travail. Il restera fidèle à cette technique dans laquelle la toile, travaillée sans son châssis et peinte « aveuglément », est révélée dans sa totalité, une fois dépliée. Le pliage organise la toile tantôt en une structure répétitive, tantôt en une surface où se détache une forme. Pour la série des Tabulas, commencée en 1974, le pliage compose la surface en un quadrillage régulier. Chaque élément coloré s'apparente à un même motif qui, par sa répétition, s'appréhende comme un élément décoratif. |
Tabula, 1974, acrylique sur toile, 262,5x256,5cm, coll. Fonds national d'art contemporain, Paris, en dépôt au Capc Musée d'art contemporain, Bordeaux. |