Depuis 1966, Niele Toroni réalise ses « travaux-peintures », dont le principe radical consiste à appliquer des empreintes de pinceau n°50 répétées à intervalles réguliers de 30 cm. Il réitère inlassablement ce geste de peintre sur différents supports et dans différents lieux. L'empreinte de couleur répétée devient motif et presque une marque de l'artiste, et révèle l'espace où intervient l'artiste. L'oeuvre présentée, antérieure à 1966, se fonde sur un principe similaire de répétition d'un même motif sur une surface donnée. Ce travail, daté de 1965, rarement exposé, envisage les rapports entre arts majeurs et arts mineurs, et se fonde sur l'antagonisme entre un fait pictural et une réalité domestique, la toile étant une surface de linoléum. |