Vanessa BEECROFTDans ses performances Vanessa Beecroft place des sujets féminins comme des objets d'expérience dans une mise en scène de ses propres obsessions :
son rapport au corps, au temps, au monde. Ses sujets d'apparence presque identique, accentuée par le fait qu'ils portent une perruque, évoquent un personnage auquel l'artiste s'identifie : une façon indirecte de parler d'elle-même, une distanciation. Par la multiplication de cette figure, l'artiste généralise cette identification et la propose en réflexion au spectateur. Son vocabulaire formel est proche de celui du cinéma, avec cette même faculté de traduire la réalité en artifice, de jouer sur le rapport réalité-fiction.
Avec Sans titre (1996), Performance (1996, collection Van Abbemuseum), Performance (1996, collection Deitch Projects) et Performance (1997, Nouveau Musée/Institut) Vanessa Beecroft compose une sorte de tableau vivant, sans action définie, sans histoire, dans un silence total. Présentées comme de simples éléments plastiques, les filles paraissent sans raison d'être, sans aucune adhérence à la réalité, au temps, dans un état indéfini entre personne et personnage, entre réalité et apparence. Par le processus de perception et d'identification, Vanessa Beecroft tente de réconcilier la représentation de la féminité idéale avec l'expérience qu'elle a de son propre corps.
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Vanessa Beecroft
- Sans Titre, 1996, 8 polaroïds, courtesy galerie Analix, Genève.
- Performance, 1996, moniteurs vidéo, collection Van Abbemuseum.
- Performance, 1996, moniteurs vidéo, collection Deitch Projects.
- Performance, 1997, réalisée au Nouveau Musée à Villeurbanne les 26 et 27 juin 1997.